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Pessuguer, pincer. Un garçon peut pessuguer gentiment une
fille en guise de déclaration d’amour. Se faire pessuguer, se faire pincer.
Dessin
de Patrick Ouradou (Péo) Oh
couquin ! Ce taureau, il pessugue !
Face à un taureau « escrimeur », un raseteur court le risque
de se prendre une « pointe » (de corne) dans le bras où l’avant
bras au moment où il « met la main » pour couper la cocarde ou un
autre attribut. On entend « Mèfi, celui là il pessugue ! »
Attention
Pour éviter de se faire pessuguer, le raseteur peut simuler un geste
d’attaque de manière que le taureau « envoie », donne son coup de
tête, avant que le coup de crochet ne soit donné.
D’un taureau qui pessugue, on dit aussi qu’il pountchoune.
Qu’il pique. Ou encore qu’il pesque. « Ce biòu,
il pesque les avants-bras ! » Pesquer : pêcher.
Les expressions se faire pessuguer ou se faire pountchouner renvoient à
des blessures légères, voire de simples « avertissements », que
l’on évoque souvent avec un ton léger. En revanche, tout le monde sera
accablé si un raseteur se fait traouquer, terme associé à une
blessure profonde et qui sera toujours prononcé avec gravité.
Coquin
: coquin, bandit. Pessigar/
peçugar : pincer. Mèfi ! :
Attention ! Ponchar,
ponchonar : piquer, poinçonner.
Pescar :
pêcher.
Traucar :
trouer, percer.
Source : Avise, le Biou ! , éd. René Domergue, p.52
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