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Bane, corne. Le taureau qui « passe la bane » est celui qui finit l’action en donnant un coup de corne lorsqu’il arrive aux planches, au moment du saut du raseteur. C’est particulièrement dangereux. Si de plus le taureau est vif, les raseteurs qui ont la pète de se faire aganter, la peur de se faire attraper, évitent la confrontation.
Dessin
de Patrick Ouradou (Péo) Celui
là il y va pas avec le mourre, il passe la bane ! Avise !
Pour les palamards, les moins agiles, mieux vaut
s’abstenir. Certains raseteurs contournent le danger par le biais d’un
trucage, ils « coupent la sortie », « enroulent » :
ils sortent du raset en se jetant le plus vite possible hors de la trajectoire
du taureau.
Plutôt que de passer la bane certains taureaux « envoient le mourre »,
ils collent le museau aux fesses du raseteur. L’action peut être très
spectaculaire, mais elle est beaucoup moins dangereuse. En faisant cela quelques
taureaux tentent de moussiguer. De mordre.
Des banasses sont de grosses bannes, au contraire des banettes
du biòulet, du jeune taureau.
Contrairement à d’autres, ces termes ne sont guère transposables des
taureaux vers les hommes : un spectateur n’a pas de banasses, un raseteur
ne peut pas passer la bane. Encore que...
Bana :
corne. Banut : cornu. Banarut : avec de longues cornes. Banassa
est l’augmentatif, baneta est le diminutif. Avisar :
prendre garde à. Avisa ! Attention ! Agantar :
saisir, attraper Palamard :
lourdaud. Morre :
museau, mufle. Mossegar :
mordre.
Source
: Avise, le Biou ! , éd. René
Domergue, p.16
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