Avoir de la pétélègue, c’est être en forme, péter la santé !
« Regarde celui-là, s’il a de la pétélègue ! Il monte les escaliers en courant »
Du nourrisson qui s’agite dans son berceau : « Fan des chiche, quelle pétélègue ! »
Puis l’enfant grandit. Même ceux qui ne sont pas trop dégourdis au départ finissent par prendre de la pétélègue. Ils prennent de l’assurance. C’est le cas de l’enfant qui commence à marcher, et finit par ne plus vouloir l’assistance de sa mère.
Lorsqu’il aura vraiment pris de la pétélègue, il fera ses premières grosses bêtises et ses parents commenceront à regretter le temps où il était au berceau.
Une grand-mère me racontait que, de son temps, on emmaillotait les bébés, très serrés, on les entourait de bande, même les jambes : « Ils étaient comme des momies. » Maintenant les vêtements les laissent libres de leurs mouvements. Et la mamet conclut : « C’est pas étonnant que les enfants d’aujourd’hui aient plus de pétélègue. »
Bien entendu, ce mot n’est pas réservé aux enfants, tout le monde peut manquer de pétélègue, avoir de la pétélègue ou prendre de la pétélègue.
- « Et le papet, comment il va ? Il est toujours au lit ? »
- « Oh, ça va mieux, hier il s’est levé, il prend de la pétélègue. »
Les publicitaires pourraient reprendre ce mot : Avec Royal Canin, c’est la pétélègue dès le matin.
Source : Chroniques de R. Domergue sur Radio Bleue Gard-Lozère
(Héritage occitan dans le parler du pays de Nîmes)
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