Un pataras, c’est un sale.
« Regarde ce qu’il m’a fait, ce pataras, il a foutu de la soupe partout autour de son assiette ! »
Un paysan qui laboure mal sa vigne, fait un travail de pataras !
Certains adeptes du beau langage ont traduit pataras par patachon. Cela ferait tout drôle à un paysan sur son tracteur si on lui disait qu’il fait un travail de patachon! Patachon fait BCBG, le mot est chargé de connotations mondaines.
Des maçons, des menuisiers peuvent faire un travail de pataras : la maison prend l’eau, la fenêtre ne ferme pas. Un cinéaste peut filmer comme un pataras.
A l’école, un élève peut tenir son cahier comme un pataras ! C’est plutôt le cas chez les garçons. Mais cela arrive aussi chez les filles. Ce sont des patarasses.
De celui qui est plus que pataras, on dira :c’est un gros pataras. Au-delà, il faudrait employer le mot porcas, dérivé du français porc. Traduire porcas par gros cochon ne suffit pas, car l’expression est franchement péjorative. Il faudrait dire un sale gros cochon, avec un brin de mépris dans la voix.
Dans la vie courante, les gens du midi préfèreront utiliser le mot pataras, quitte à employer gros pataras quand ils sont en colère.
Source : Chroniques de R. Domergue sur Radio France Gard-Lozère
(Héritage occitan dans le parler du pays de Nîmes)
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